De jeunes blogueurs avec Bruxelles pour terrain de jeu.

Quand j’ai flippé de diffuser des photos de la perquisition policière du domicile de l’assaillant de la gare centrale

Il faut savoir ce qu’on a le droit de diffuser pour le faire en dormant sur ses deux oreilles.

Le lendemain de la tentative ratée de l’attentat de la gare centrale, Yassine était sur place, à la perquisition. Il y avait plusieurs médias. Il a pris quelques clichés. Rien de bien grandiose, mais assez sympa pour informer notre petit public Facebook que la police faisait son travail le lendemain, vu qu’elle ne peut perquisitionner légalement que de 5h du matin à 21h du soir sous ordre du juge d’instruction. Même si depuis l’année passée, l’infraction terroriste a été approuvée comme exception (et rejoint celles de la détention de stupéfiants et du flagrant délit) pouvant mener à des perquisitions 24h sur 24.

 
Photos qu’on a diffusé sur la page Facebook de Brussely parce qu’on a le droit à l’information. On remet le couvert sur ici.

Je reçois les images. Je les retouche en mode express via un logiciel gratuit que je me suis dégoté sur le tas en ligne afin de flouter les plaques d’immatriculation et les visages. Et hop, c’est sur notre page. Sauf qu’un message sur notre Facebook m’a mis le doute :

“Les médias sont justement en train de s’abstenir de commenter ce genre d’actions menées par la police par sécurité, et vous vous permettez de diffuser des photos sur Facebook. Publication signalée.”

J’ai hésité. Du coup, je me devais de chercher pour être sûre. Je suis tombée sur le site de Mathieu Beys, juriste et auteur du livre Quels droits face à la police?.

Il explique très bien dans son article, l’équilibre entre le droit à l’information qui est un principe de la démocratie, et la vie privée des suspects ou le droit à l’image des policiers. S’agissant d’un lieu public, le droit d’informer est légitime. Mais, il se peut que la police demande de ne pas prendre de photos pour des raisons de sécurité. Ceci n’a pas été demandé ni à Yassine qui prenait les images, ni aux autres confrères journalistes et photographes.

Et moi, je pouvais reprendre ma journée sans me tracasser^^.

Mais le mieux, est de toujours garder en tête l’article 25 de notre chère constitution :

“La presse est libre; la censure ne pourra jamais être établie”

Un 22 mars à Bruxelles : Témoignages 1 an après

Ce 22 mars, Brussely vous propose sa première vidéo témoignage de Bruxellois qui reviennent sur le moment où ils ont appris la nouvelle des attentats de Maelbeek et Zaventem.